jeudi 21 juin 2018

"Black cars blues".








Invincible.



Au milieu des Enfers,
Héphaïstos frappait encore,
Sur un morceau de fer,
Avec zèle, et fierté.

Depuis le fond des ténèbres,
Et jusque vers la surface,
Son marteau fendit la terre,
Sous les pattes des rapaces.

Des vautours affamés,
Par l'âme d'un coeur pur,
L'avaient, ici, jeté,
Et privé de l'azur.

Et le fer rougissait,
Et semblait s'alanguir,
En se soumettant aux voeux,
De l'âme qui cognait.

Il frappait avec rage,
Mais la Raison survoltée,
Et madrée avec l'âge,
Songeait à un dessein,
Qu'elle ne put oublier.

Je renaîtrai aux yeux de tous.
Et je jure devant le Diable,
Que mon épée au soleil,
Remplira de terreur,
Les coeurs les plus affables.

Par le feu, je l'entends hurler,
De colère, et la jure sans pitié,
Sans compassion ni remords,
Pour l'armée des vautours,
Qui me jetèrent ici bas.

Elle sera si brûlante, 
Si puissante et têtue,
Que l'on croira que la lame,
Possède une vertu,
Toute venue de Mars,
Pour venger les maudits.

Car pour forger l'invincible,
Il fallut ce liquide,
Ce chagrin infini,
Qu'ont souhaité les perfides.



(Patrice Van den Reysen).












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