dimanche 30 novembre 2014

Jacques VAN RILLAER. "Utilité et leurres de la connaissance de soi".




« Le psychologue scientifique s’accorde avec le philosophe Maurice Merleau-Ponty quand il dit : « Il n’y a pas d’homme intérieur, l’homme est au monde, c’est dans le monde qu’il se connaît. Quand je reviens à moi (…), je trouve non pas un foyer de vérité intrinsèque, mais un sujet voué au monde ». On peut certes dégager des constantes dans nos conduites et les regrouper sous l’étiquette « trait » de personnalité ou de tempérament, mais force est de constater que, fondamentalement, nos conduites varient en fonction de notre environnement et de l’état de notre organisme. Durant le sommeil, nous rêvons d’éléments de la vie quotidienne, de nos préoccupations, de nos peines, de nos angoisses, de nos hostilités. Ces représentations ne manquent pas d’intérêt, surtout si certains thèmes reviennent très régulièrement, mais elles ne constituent pas la « voie royale » pour connaître notre identité soi-disant « profonde ». Les rêves sont des fictions relativement chaotiques, produites dans un état psychique très différent de la veille, un état de passivité et de fascination (le rêveur ne prend guère de distance à l’égard des images qui défilent). Pour nous connaître, il est sans doute plus instructif d’observer, de façon méthodique, ce que nos pensons et surtout ce que nous faisons de façon régulière dans diverses situations, en gardant à l’esprit que trop d’analyse paralyse.

Aujourd’hui, la psychologie populaire regorge d’explications de conduites par un seul facteur, souvent qualifié « d’inconscient ». C’est toujours une erreur de s’en référer à un déterminant unique, même s’il paraît pertinent. »

(In : Jacques VAN RILLAER. « Utilité et leurres de la connaissance de soi ». AFIS, science et pseudo-sciences. Revue de l’Association Française pour l’information Scientifique. N°297 Juillet-septembre 2011, pages : 45).



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Psychanalystes, dehors ! Et, pour vivre heureux, vivons cachés.

Les années 2020 seront celles de l'avènement d'une nouvelle forme de totalitarisme : le totalitarisme sophistiqué dont l'un des traits les plus marquants est cette lutte, cette haine tout à fait scandaleuse et révoltante contre la liberté d'expression, via un combat acharné contre ce qui est nommé le "conspirationnisme" ou le "complotisme".

Les années 2020 seront sans doute identifiées dans l'Histoire comme une "période charnière" entre la fin d'un "ancien monde" et la naissance d'un "nouveau" dont les prémices se révèlent de plus en plus menaçants pour les libertés individuelles.

Nous estimons qu'il est pertinent, plus que jamais, de citer Antonio Gramsci :

"Le vieux monde se meurt, le nouveau est lent à apparaître. Et c'est dans ce clair-obscur que surgissent les monstres".

Mais citons Karl Popper : "L'optimisme est toujours de rigueur".

Et nous-mêmes : "Restons citoyens, restons vigilants, mais, renonçons à la violence et à l'intolérance. Travaillons à sauvegarder la citoyenneté, à en améliorer le contenu et les pouvoirs, les libertés autant que les responsabilités".

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