dimanche 30 novembre 2014

La psychanalyse : un système totalitaire sophistiqué. (Patrice Van den Reysen).











La psychanalyse n'est pas subversive. Depuis ses débuts, elle s'oppose même, par essence, à toute subversion. Car aucune idée, aucune doctrine, ni aucune théorie, dès qu'elle affirme se fonder sur un apriorisme absolu, ne peut que s'opposer à l'idée même de la liberté individuelle et à son épanouissement. Cette doctrine ne représente donc aucun danger subversif contre les institutions et même lorsqu'elles sont de nature totalitaire, puisqu'elle même contient la plupart des ingrédients idéologiques du totalitarisme : l'historicisme du sujet, (ou le mythe que son destin serait définitivement scellé dans un "refoulé inconscient"), la croyance en une version absolue du déterminisme, et l'irrationalisme néo-tribal en ce qu'elle préfère  à partir de son apriorisme se rattacher nettement aux mondes du ressenti, du "sens" et du symbole, qu'à celui des faits et de la Science.

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La psychanalyse n'ayant jamais pu comprendre la liberté individuelle, elle n'a donc jamais été capable de proférer rien d'autre que cette liberté n'existe pas, et qu'il n'y a d'épanouissement possible que par l'action coercitive de ses théories et de ses pratiques uniquement fondées sur la suggestion, la manipulation mentale, l'aliénation, la soumission, etc., et le vampirisme interprétatif et mono-maniaque sur la base d'une croyance obsessionnelle en "l'inconscient".

La psychanalyse n'est donc rien de plus qu'une autre courroie d'entraînement d'un totalitarisme contemporain : un totalitarisme sophistiqué. Totalitarisme, parce qu'il repose, comme nous l'avons dit sur un déterminisme aprioriste et absolu, lequel entraîne une croyance délirante dans une forme particulière d'historicité du sujet, historicité qui serait perpétuellement soumise à des chaînes invisibles et absolues et dont seule la psychanalyse en connaîtrait les origines, sans jamais les avoir elle-même ni prouvées ni clairement définies. Sophistiqué parce qu'il prétend se montrer et agir sous le masque du respect de l'individu et de son existence, alors que ses mobiles ne sont orientés que par la soumission des individus à la doctrine et à ses totems.

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La méthode inductiviste du sens et du symbole, n'est, (comme l'interprétation vampirique), qu'une stratégie de ce totalitarisme sophistiqué. Comme dans tous les systèmes totalitaires, cette stratégie est utilisée pour tenter d'infiltrer, sans exception, tous les individus de la société et tenter de convertir y compris les récalcitrants, des les humilier par des procédés d'infantilisation ou alors de les détruire.

Donc, comme tous les totalitarismes, la psychanalyse ne tolère ni opposants, ni libres-penseurs. La psychanalyse ne peut davantage tolérer ce qui est toujours à l'origine de l'émergence biologique puis du mouvement naturel de toute société et entretenir son existence : la famille, la fidélité, l'Amour, les enfants, les femmes, (dont elle aime railler, sinon nier la sexualité).

L'autre méthode de la psychanalyse et qui permet de bien l'identifier en tant que système doctrinal totalitaire, réside dans sa propagande et son prosélytisme. En effet, elle entend occuper tous les rouages médiatiques de notre société, s'invitant partout où elle le peut, quand elle ne s'y impose pas, et, dans l'immense majorité des cas, sinon tous, en évitant ou en imposant encore qu'il n'y ait aucun contradicteur, aucun obstacle pour critiquer les dogmes et autres idées délirantes qu'elle souhaite voir se propager et se maintenir dans l'esprit de chaque personne.

Roudinesco écrivit bien que : "La France est la chasse gardée de la psychanalyse", c'est tout dire. Jacques Alain Miller entrevit un projet typiquement freudien d'étendre le pouvoir de la psychanalyse plus largement encore. C'est encore Roudinesco, qui lors de la parution du "Livre noir de la psychanalyse" s'empressa de prendre contact avec les journalistes du Nouvel Observateur pour tenter d'en empêcher toute recension, et de mettre, en lieu et place, son seul point de vue diffamatoire sur le livre et ses auteurs. C'est toujours Roudinesco qui diffama sur le livre de Jacques Bénesteau, "Mensonges freudiens, histoire d'une désinformation séculaire", puis qui qualifia frauduleusement le livre et son auteur d'antisémitisme masqué, et ce fut toujours elle, qui diffama encore sur le travail de Michel Onfray, et essaya de porter atteinte à sa réputation à l'Université de Caen, pour ne citer que cet événement... Le Professeur Jacques Van Rillaer, dont nous avons publié certains travaux sur ce blog démontre avec clarté et pertinence les méthodes frauduleuses employées par Madame Roudinesco et quelques uns de ses comparses.

Comme un système totalitaire donc, la psychanalyse s'est fixé comme projet de contrôler entièrement tous les médias français : maisons d'édition, radios, télévisions, etc.. Elle possède encore une trop large influence sur l'université, puis  dans le domaine de la santé mentale, où ses ravages ne cessent de faire des victimes, comme dans le cas de l'autisme. Un système et des méthodes totalitaires consistant à diaboliser les contradicteurs, les récalcitrant(e)s éclairé(e)s comme dernièrement, Sophie Robert, dont le travail d'information sur la valeur de la psychanalyse et ses effets dans le traitement de l'autisme, ont conduit les prosélytes de la doctrine à tomber le masque : il n'y a eu que la censure et les insultes qui puissent faire obstacle à la vérité, mais les vérités contre la psychanalyse, finissent ou finiront un jour ou l'autre par trouver un chemin.

Ces méthodes ce censure, de mensonges, de diffamation, de diabolisation, et de désinformation, etc., ont aussi été mises en évidence, comme l'on s'en souvient, lors de la parution du rapport de l'INSERM sur l'évaluation des psychothérapies, rapport élaboré à la demande des usagers, lesquels ont pu constater le mépris total des défenseurs de la psychanalyse sur le besoin d'information et de décision des premiers. A ce propos, Roudinesco, encore elle, affirma qu'il ne fallait pas laisser de pouvoir de décision aux parents, sur les problèmes de l'autisme, par rapport au destin de leurs enfants. Dès lors, il est permis de reprocher aux défenseurs de la psychanalyse d'être opposés à ce principe fondamental de toute démocratie, (puisqu'elle voulut aussi ôter tout pouvoir de décision aux usagers en manipulant le ministre de la santé publique de l'époque jusqu'à ce qu'il retire le rapport de l'INSERM du site du Ministère) : la démocratie ne peut être fondée que sur l'Etat de Droit, lequel a pour finalité, outre l'éradication de la violence (qui est sa finalité première), de garantir la sécurité des personnes qui concourent à son entretien (ne serait-ce que parce qu'ils paient des impôts pour cela..).

Pour parvenir à cette fin, la démocratie doit donc être en mesure de pouvoir évaluer tout ce qui se propose de venir en aide aux individus. Car l'individu est nécessairement au centre de toute démocratie. Ceci implique à son tour, qu'aucune démocratie ne peut fonctionner sans la responsabilité individuelle, sans laquelle les individus ne peuvent prendre des décisions, lesquelles sont toujours encadrées par les lois afin de garantir leur sécurité et celle de la collectivité. Si ce n'était pas le cas, c'est-à-dire si c'était seulement "l'Etat" (ou un quelconque groupe de pression) et non l'individu qui était au centre du fonctionnement d'un gouvernement, alors, toute décision individuelle ne pourrait être entièrement déterminée que par les intérêts de l'Etat ou d'un groupe de pression. Ce qui veut dire qu'il n'y aurait plus de liberté individuelle, donc plus de diversité de décision, avec notamment toutes les conséquences économiques désastreuses que cela impliquerait.

La démocratie ne fonctionne donc pas sans la diversité et le pluralisme. Elle ne fonctionne pas sans les individus et leurs différences, et les lois doivent toujours être comprises comme des interdictions permettant de garantir que le jeu des différences interindividuelles soient suffisamment encadré (mais pas trop) pour que la vie collective soit possible. Mais il faut insister sur le fait qu'en ayant ainsi ôté aux usagers des psychothérapies leur pouvoir de décision au sujet de cette affaire du rapport de l'INSERM, les défenseurs de la psychanalyse ont clairement manifesté des intentions totalitaires sur le contrôle de la santé mentale, puisque ce contrôle ne peut être organisé que par des institutions scientifiques elles-mêmes contrôlées par l'Etat.

La psychanalyse a donc tout aussi clairement manifesté l'intention et le pouvoir hallucinant de s'infiltrer et d'influencer des décisions qui ne devraient jamais être sous son contrôle. Et ce, d'autant plus que la psychanalyse ne répond encore à strictement aucun critère scientifique. Pourquoi est-ce important ? Parce que la vie de toute démocratie, son progrès, dépend directement (il faut souligner) des avancées de la Science, sachant que les théories scientifiques les mieux corroborées peuvent toujours servir de moyen aux législateurs pour définir les lois, sachant par exemple que selon la philosophie de droit naturel, une loi est bonne si elle est conforme à la Nature, c'est-à-dire, à ce que peuvent nous en dire les lois scientifiques (les lois de la nature). Comme la psychanalyse ne nous a jamais rien dit de corroboré par des tests scientifiques sur la nature humaine, elle ne devrait jamais avoir son mot à dire dans aucune décision relevant de la Santé publique, et encore moins dans celles relevant de l'Etat contrôlant cette dernière.

Enfin, l'autre accent nettement totalitaire de la psychanalyse réside dans ses ridicules procédures d'infantilisation de ses contradicteurs et son paternalisme. Mais l'infantilisation est aussi constitutive de l'ossature molle de la doctrine, puisque selon elle, tout serait prétendument déterminé dans l'enfance (jusqu'à 6 ans), s'appuyant sur le dogme biologique dépassé d'après lequel l'être humain ne fabriquerait pas ne nouveaux neurones dans l'âge adulte. Comme la théorie fumeuse du refoulé, ("clé de voute" molle de la psychanalyse), était elle aussi "fondée" sur ce dogme biologique erroné, il est évident que le "refoulé" n'est qu'une théorie superfétatoire de plus dans la psychanalyse, une théorie sans aucun fondement.

Le paternalisme de la psychanalyse est aussi évident lorsque ses "praticiens" (...) nient toute rationalité dans les critiques de leurs contradicteurs, comme s'ils n'étaient que des enfants, indignes d'être écoutés sur le front d'argument rationnels mais uniquement sur celui de la soi-disant manifestation involontaire d'émotions, ou de "représentations" (inconscientes), ou encore de névroses qu'il faut s'empresser de soigner, y compris et surtout contre le gré de ces contradicteurs, "pour leur bien", comme les parents peuvent le faire avec leurs enfants jugés incapables de se rendre compte de leurs actes ou de leurs propos par eux-mêmes!...

Paternalisme encore qui ne tolère aucune critique, aucune "blessure narcissique" (...) et qui se croît omnipotent face à tous types d'arguments. Seulement, il y a l'épistémologie, et en particulier l'oeuvre de Karl Popper, grande bête noire de la psychanalyse et de ses défenseurs.

On sait les adorateurs du totalitarisme être entichés de symboles, d'occultisme,  et autres bricoles mystico-magiques. C'est Claude Lévi-Strauss qui identifia la psychanalyse comme n'étant qu'une pensée magique (Cité par Jacques Bouveresse), et c'est Roudinesco qui ne cesse d'élucubrer sur le grand totem de l'inconscient, sans parler de l'hystérie collective et permanente à laquelle se livrent les autres foldingos adorateurs de la doctrine lorsqu'ils viennent débiter la stérile morve lacanienne sur le petit écran. Ce tableau paraît tout de même exagéré, mais que l'on songe un moment à la clairvoyance de Michel Onfray, lorsque, dégoûté par les épanchements pseudo-intellos de Gérard Miller et par son incompétence récurrente à discuter en adulte et à faire face honnêtement aux arguments solides de son adversaire, il finit par le traiter de "charlot". Ce qui pourrait être interprété comme un très mauvais choix, finalement, puisque Charlie Chaplin fut un farouche adversaire du totalitarisme.

Mais voilà tout le bestiaire mystico-magique de la psychanalyse : le refoulé, l'inconscient, la censure, le transfert, le contre-transfert, les névroses, les pulsions, la castration, le stade anal, le stade phallique, et bla-bla-bla...

Les psychanalystes sont conformes au totalitarisme de leur doctrine. Ils ne sont pas seulement des prosélytes sectaires et fanatisés, ils sont qualifiables de véritables petits Goebbels de ce fascisme à "visage humain" qu'est la doctrine psychanalytique.

La psychanalyse n'est qu'un système clos qui se retourne sans arrêt sur lui-même. Et, ne pouvant être prouvé par aucun moyen indépendant, c'est un système perpétuellement soumis à ce principe : se coopter de lui-même, s'autoriser de lui-même.

La psychanalyse n'est séduisante que pour les moutons de panurge, les faibles, et les narcissiques. Pour les moutons de panurge, parce que les moutons ont toujours peur de ce qu'ils ignorent, comme la science, l'indépendance d'esprit et le rationalisme critique. Les faibles, parce que la psychanalyse les déresponsabilise. Les narcissiques, parce que la psychanalyse ne propose jamais rien d'autre qu'un prétendu "regard sur soi", lequel doit toujours être déterminé, orienté, suggéré, puis soumis aux manipulations d'analystes narcissiques qui sont déjà incompétents pour eux-mêmes puisqu'ils ne peuvent se débarrasser de leur propre aliénation à la doctrine.

Donc, puisque c'est un système clos, fermé, la psychanalyse est séduisante pour qui y ressemble : les huîtres. Ce qui nous amène à réaffirmer encore ceci :


La psychanalyse, c'est "l'intelligence" des huîtres. Celles qui ne fabriquent pas de perles.


Patrice Van den Reysen. Tous droits réservés.




MEDIAPART : "Le pouvoir totalitaire de la psychanalyse en France : une vue de l'esprit ?".






Mon roman, "HOAG, un témoignage du futur":















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Psychanalystes, dehors ! Et, pour vivre heureux, vivons cachés.

Les années 2020 seront celles de l'avènement d'une nouvelle forme de totalitarisme : le totalitarisme sophistiqué dont l'un des traits les plus marquants est cette lutte, cette haine tout à fait scandaleuse et révoltante contre la liberté d'expression, via un combat acharné contre ce qui est nommé le "conspirationnisme" ou le "complotisme".

Les années 2020 seront sans doute identifiées dans l'Histoire comme une "période charnière" entre la fin d'un "ancien monde" et la naissance d'un "nouveau" dont les prémices se révèlent de plus en plus menaçants pour les libertés individuelles.

Nous estimons qu'il est pertinent, plus que jamais, de citer Antonio Gramsci :

"Le vieux monde se meurt, le nouveau est lent à apparaître. Et c'est dans ce clair-obscur que surgissent les monstres".

Mais citons Karl Popper : "L'optimisme est toujours de rigueur".

Et nous-mêmes : "Restons citoyens, restons vigilants, mais, renonçons à la violence et à l'intolérance. Travaillons à sauvegarder la citoyenneté, à en améliorer le contenu et les pouvoirs, les libertés autant que les responsabilités".

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