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samedi 20 décembre 2014

Les psychanalystes et la science. Patrice Van den Reysen.














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Cachés derrière une pierre,
Et perclus de grands principes,
Des cafards aux yeux ronds,
Demeuraient en silence.

Aucun d’eux n’avançait,
Sans que l’autre ne dise,
Où poser le pied, le regard,
Ou la langue.

Mais dès que l’un parlait,
L’autre ne se délectait,
Que d’entendre en lui-même,
La vermine commune.

Se moquaient des passants,
Ces fourmis affairées,
À tant de travaux,
D’efforts et de souffrances.

Et dans leur ironie,
Qu’ils croyaient si puissante,
En oubliaient la pierre,
Qu’ils voyaient en refuge.

« Que ces pattes sont agaçantes »,
Dit l’un de ces soldats gluants.
« Et qu’elles nous importunent 
De travailler tous les jours ! »,
Pesta son adjudant.

Les fourmis travaillaient sans relâche,
À se protéger du vent,
Qui dans une souffle soudain,
Poussa la pierre sur le dos des cafards.

La certitude enfante l’arrogance,
L’arrogance la sottise,
Et la sottise la perte.

La science est modestie,
Courage et travail,
Va contre le vent,
Se moque des cafards.

Elle avance en eaux troubles,
Ou bien sur de la vase,
Qu’elle comble de pilotis,
En se méfiant des pierres,

Qu’elle voit comme des dogmes,
Ou bien des idioties,
Que chantent en extase,
Les nains et les pourris.


(Patrice Van den Reysen. Tous droits réservés.).



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