jeudi 4 décembre 2014

Didier PLEUX. Parents et enfants, première victimes de la psychanalyse.





"Parents et enfants, premières victimes.

En inscrivant les parents au cœur de son dispositif, la psychanalyse a déclenché un vaste système d’alarme dont les enfants sont finalement les victimes, par ricochet. Puisque les premières années sont déterminantes dans l’histoire de l’enfant, les parents sont désormais convaincus d’être investis d’un pouvoir gigantesque : ils sont responsables de l’état psychique de leur progéniture, ils ont le pouvoir d’en faire un être équilibré ou un angoissé chronique, quelqu’un qui aura une vie affective épanouie ou bien passera des années dans le cabinet de psys. L’ampleur de la responsabilité a de quoi faire peur ! Entre le parent et l’enfant s’est désormais incrusté un inévitable intermédiaire : l’inconscient. Tout ce que je peux dire ou faire en tant que parent est susceptible de modeler cette entité mystérieuse dans un sens ou dans un autre.

La psychanalyse a pris valeur d’ordonnance : elle répond, parfois au travers de dictats totalement contradictoires, à tous les SOS éducatifs des jeunes parents qui veulent « bien faire » pour que leur enfant soit « psychologiquement correct ». Résultat, les parents sont angoissés, et les enfants souvent englués dans un refus de la réalité, une « intolérance à la frustration » qui trace le chemin de leur propre malheur.

Didier Pleux déplore que le bons sens parental ait cédé la place à des impératifs psys souvent inadaptés à l’enfant. Loin des hypothèses freudiennes mais en établissant une bonne compréhension émotionnelle entre parents et enfants, on peut redonner à l’éducation ses lettres de noblesse, dans l’écoute, l’amour et le respect d’autrui. »

(In : « Le livre noir de la psychanalyse ». Sous la direction de Catherine Meyer. Edition les arènes, Paris, 2005, page : 470).



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Psychanalystes, dehors ! Et, pour vivre heureux, vivons cachés.

Les années 2020 seront celles de l'avènement d'une nouvelle forme de totalitarisme : le totalitarisme sophistiqué dont l'un des traits les plus marquants est cette lutte, cette haine tout à fait scandaleuse et révoltante contre la liberté d'expression, via un combat acharné contre ce qui est nommé le "conspirationnisme" ou le "complotisme".

Les années 2020 seront sans doute identifiées dans l'Histoire comme une "période charnière" entre la fin d'un "ancien monde" et la naissance d'un "nouveau" dont les prémices se révèlent de plus en plus menaçants pour les libertés individuelles.

Nous estimons qu'il est pertinent, plus que jamais, de citer Antonio Gramsci :

"Le vieux monde se meurt, le nouveau est lent à apparaître. Et c'est dans ce clair-obscur que surgissent les monstres".

Mais citons Karl Popper : "L'optimisme est toujours de rigueur".

Et nous-mêmes : "Restons citoyens, restons vigilants, mais, renonçons à la violence et à l'intolérance. Travaillons à sauvegarder la citoyenneté, à en améliorer le contenu et les pouvoirs, les libertés autant que les responsabilités".

Archives du blog