« (…) il arrive cependant que l’initiative individuelle (à aller en analyse) soit fortement préparée par l’environnement social, et que la pression en faveur de l’analyse soit si forte qu’elle agisse littéralement comme une contrainte. Ainsi, dans certains milieux de la psychiatrie, de l’assistance socio- ou psycho-pédagogique, ou dans certaines filières universitaires, par exemple, tout se passe comme si chacun était moralement tenu de suivre une analyse ou de motiver fortement son rejet. Il arrive même qu’une cure de brève durée figure comme condition d’accès à un milieu, comme c’est le cas dans certaines congrégations trappistes. En milieu scolaire ou asilaire, il est encore fréquent qu’on encourage vivement les parents d’enfants en difficulté à entamer une analyse, non pour eux-mêmes mais en priorité pour le bien de leur enfant. Même si la psychanalyse perd ici du terrain au profit d’autres formes de psychothérapie, l’incitation a encore souvent la force de la contrainte morale. Dans les milieux intellectuels concernés, c’est une suspicion d’inauthenticité et d’aliénation qui pèse comme une menace sur celui qui ne fait pas ou n’a pas fait son analyse. Ce sont parmi ceux-là que recrutent les analystes lacaniens, ou ceux dont la pratique est d’inspiration lacanienne. Ces praticiens interprètent en effet la demande de soin comme une demande d’analyse, demande spécifique renvoyant elle-même à un tout aussi spécifique désir d’analyse. Entrer en analyse, dans cette perspective, ce n’est pas vraiment prendre une initiative individuelle, mais se rendre à la raison sous la pression de normes. (…) ».
(In : Nathan STERN. « La fiction psychanalytique ». Éditions Pierre Mardaga, Sprimont, 1999, page : 25).
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Commentaires :
Les mots sont bien "retenus" chez Nathan Stern..."Une pression si forte" écrit-il. Alors que les psychanalystes ne cessent de se vanter et de se réjouir de l'incrustation des mots, des phrases, des interprétations, bref, de tout un "modus vivendi" psychanalytique chez le "pékin moyen" dans la France franco-franchouillarde.
Alors, appelons un chat, un chat. Il s'agit d'un terrorisme quasi permanent. Mais, d'un terrorisme sophistiqué. Et qui peut maintenir d'autant plus durablement sa présence, qu'il évite de trop se présenter comme ouvertement oppressant. Mais c'est une véritable oppression. Elle est issue des engagements "ontologiques" de la doctrine, lesquels renvoient à des orientations indiscutablement totalitaires. Mais là encore, d'un totalitarisme sophistiqué, voire très sophistiqué, ce qui ne veut pas dire qu'il soit totalement invisible pour autant.
Comment peut-on persuader quelqu'un d'aller en analyse sur la base de la "morale" ?? De quelle "morale" ? Comment une doctrine qui n'est qu'un charlatanisme complet, peut-elle se permettre de revendiquer des motifs d'ordre "moraux" pour contraindre les rétifs à aller s'allonger sur le divan ? C'est cela qui nous est particulièrement choquant et révélateur en même temps de ce que nous affirmons : la psychanalyse a bien acquis le statut d'un terrorisme sophistiqué, alors qu'elle est parfaitement immorale.
Mais immorale en quoi, au juste ?
D'abord vis-à-vis de la société : elle est le contraire d'une pensée subversive, d'un humanisme, et n'engage en rien l'individu à faire face à ses responsabilités. Elle n'engage l'individu qui accepte de s'y soumettre qu'à apprendre la psychanalyse, ses dogmes, à s'introspecter avec cette doctrine fumeuse, pour ensuite aller "s'autoriser-de-soi-même" avec n'importe qui.
Elle défend le non-faire face à des enfants souffrant des plus graves pathologies comme l'autisme. Elle insulte leurs parents, en accusant les mères de tous les maux, et sur la base de délires qui se refusent obstinément, eux, à se plier à toute investigation scientifique, et pour cause : ils ne le peuvent pas. Nous pourrions encore allonger la liste des "immoralités" de la psychanalyse.
Il est immoral que cette doctrine soit reconnue "d'utilité publique" quand on voit la conduite de ses défenseurs face au problème de l'autisme, par exemple. Il est immoral qu'elle le soit encore alors même qu'elle refuse toute évaluation par des institutions scientifiques et qu'elle s'arroge le droit de faire pression sur des gouvernants pour user de la censure, alors que la demande d'évaluation émane, au premier chef, des usagers!
La seule "morale" que comprend la psychanalyse, c'est la soumission à ses dogmes. Tout comme dans les tribus les plus barbares, il est considéré comme "immoral" de contester les sorciers ou les gourous. La "morale" de la psychanalyse ? C'est : "nous voulons rester hégémonique, tout contrôler, tout chapeauter, et, comme l'affirmait Roudinesco, faire même en sorte que les malades n'aient pas le choix! Que reste-t-il donc de la "morale" d'une société soi-disant démocratique qui tolère encore en son sein des doctrines qui nient le libre-arbitre, qui bafouent les institutions en s'en servant, au besoin, pour faire triompher le statu quo, et dont l'inefficacité thérapeutique est démontrée depuis les toutes premières tentatives de son père fondateur ?
Etc.
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Un exemple, la situation d'un pédopsychiatre s'occupant de l'autisme :
"AUTISME INFANTILE reçoit ce jour un courrier à propos de Eric Lemonnier, pédopsy dirigeant le CRA bretagne, l’un des rares qui soit à la page en matière de diagnostic et de prise en charge :
Madame, Monsieur,
Comme vous le savez, cela fait maintenant plus de dix ans que j'essaie d'avancer sur les questions complexes que sont le diagnostic et ses différentes formes cliniques, le traitement et les prises en charge, la compréhension de l'autisme.
Pour avancer dans cette voie, j'ai besoin à la fois de la confiance de chacun d'entre vous, mais également d'une réelle liberté de pensée et de travail, et d'une équipe qui, chaque jour, me témoigne son intérêt à travailler au Centre de Ressources.
Aujourd'hui, les conditions de cette liberté ne sont plus réunies, si bien que je vais essayer d'autonomiser le Centre de Ressources (cette situation d'autonomie est celle de la plupart des autres Centres de Ressources actuellement)."
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Psychanalystes, dehors ! Et, pour vivre heureux, vivons cachés.
Les années 2020 seront celles de l'avènement d'une nouvelle forme de totalitarisme : le totalitarisme sophistiqué dont l'un des traits les plus marquants est cette lutte, cette haine tout à fait scandaleuse et révoltante contre la liberté d'expression, via un combat acharné contre ce qui est nommé le "conspirationnisme" ou le "complotisme".
Les années 2020 seront sans doute identifiées dans l'Histoire comme une "période charnière" entre la fin d'un "ancien monde" et la naissance d'un "nouveau" dont les prémices se révèlent de plus en plus menaçants pour les libertés individuelles.
Nous estimons qu'il est pertinent, plus que jamais, de citer Antonio Gramsci :
"Le vieux monde se meurt, le nouveau est lent à apparaître. Et c'est dans ce clair-obscur que surgissent les monstres".
Mais citons Karl Popper : "L'optimisme est toujours de rigueur".
Et nous-mêmes : "Restons citoyens, restons vigilants, mais, renonçons à la violence et à l'intolérance. Travaillons à sauvegarder la citoyenneté, à en améliorer le contenu et les pouvoirs, les libertés autant que les responsabilités".