Je suis enseignant et le fils cadet d'une mère institutrice et d'un père qui fut directeur des enquêtes et des statistiques à la Commission Economique pour l'Afrique (CEA) à Addis Abeba, organisme dépendant des Nations Unies. Né en région parisienne, j'ai passé toute ma jeunesse dans le sud-ouest de la France et y ai pratiqué beaucoup d'activités sportives, dont l'escrime au sabre à l'Amicale Tarbaise d'Escrime, puis quelques années plus tard à l'INSEP, à Vincennes.
Installé en Alsace depuis trente ans suite à l'obtention de l'agrégation d'éducation physique et sportive, je me suis intéressé à l'oeuvre de Karl Popper, et plus largement à la philosophie de la connaissance, ainsi qu'aux théories de la raison d'état et à la philosophie politique. Par ailleurs, j'ai écrit quelques poésies et je suis un peu musicien. En effet, je joue du blues, principalement.
En outre, je m'intéresse aussi aux diverses approches critiques de la psychanalyse, qu'elles soient d'ordre épistémologique, thérapeutique, historiographique ou sociologique.
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C'est mon intérêt pour les critiques des systèmes totalitaires et l'analyse des diverses doctrines et idéologies ayant déterminé leur émergence dans l'histoire qui ont surtout motivé l'écriture de ce premier roman que voici, mais aussi mes inquiétudes sur l'avenir de la citoyenneté et de la démocratie, notamment suite à la crise du COVID-19, la publicité inquiétante des théories du transhumanisme, et ce qui me semble être un déclin des valeurs morales associé à un renouveau de l'irrationalisme dans les sociétés occidentales.
Ce tout premier roman constitue donc un effort personnel contre le totalitarisme, et je n'hésite pas à dire qu'en cela, "je suis monté sur les épaules" de penseurs tels que Karl Popper, Von Mises, Von Hayek, Russell, et dans une certaine mesure Hannah Arendt. Donc en étant aussi un effort contre la violence, le mythe du destin et l'historicisme, ce roman d'anticipation est mon "plaidoyer" pour l'indéterminisme, le libre-arbitre, la non-violence, la citoyenneté, l'optimisme et la démocratie.
Dans mes autres convictions personnelles, j'assume et je n'ai jamais souhaité masquer à personne, ou tromper qui que ce soit au sujet de mon aversion partagée avec Karl Popper, de l'oeuvre historiciste de Hegel, sa promotion du culte du chef, son mépris de l'opinion publique, des gens ordinaires, sa promotion de la guerre contre le projet de paix perpétuelle de Kant, sa vision erronée de l'Histoire comme prétendu "tribunal du monde", sa dialectique non valide, bref, tout ce qui fonda Schopenhauer à écrire à propos de sa philosophie, je le cite : "Encore un rêve de dément, issu de la langue et non de la tête".
Enfin, je ne cache pas davantage ma méfiance la plus grande contre la psychanalyse, que je considère depuis longtemps comme le modèle de toutes les pseudo-sciences, ainsi qu'une mythologie beaucoup trop déterministe ou une idéologie historiciste du sujet, en me fondant sur des arguments dont la validité et la démonstration de leur objectivité ne me semble plus à faire.
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Les années 2020 représentent pour moi une époque charnière, cruciale même, dans l'histoire de l'humanité, surtout avec le récent conflit russo-ukrainien et la crainte d'une troisième guerre mondiale dont les conséquences seraient catastrophiques.
La crise sanitaire du COVID-19, et la mise en oeuvre de stratégies politiques "tout vaccin" intolérantes et même obscurantistes par rapport aux solutions alternatives ayant fini par démontrer leur efficacité, la pensée unique régnante dans les médias officiels, l'intolérance grandissante à toute indépendance d'esprit et usage du rationalisme critique pourtant essentiel à la démocratie, sous le couvert d'une lutte contre le "complotisme" tout au long de cette crise ou ailleurs (...), et dans le contexte de l'usage normal du scepticisme au sujet des problèmes climatiques ; tous ces éléments se présentent comme des défis à mes yeux sans précédent pour la citoyenneté et son avenir. C'est-à-dire, à ce qui est lié au sentiment de responsabilité individuelle par rapport à l'évolution des sciences, l'interprétation de leurs résultats, puis les décisions politiques qui peuvent en résulter : les citoyens perçoivent-ils l'impérieuse nécessité d'être désormais capables de comprendre et de juger de la valeur des sciences, d'une part, et, d'autre part, de juger de la probité morale et des décisions des gouvernants ? Quel est le niveau de volontarisme des citoyens d'aujourd'hui ainsi que leur motivation et l'assiduité de leur intérêt par rapport à la science et à la chose publique ? Se sentent-ils vraiment responsables du sort des générations futures, en même temps que redevables du passé ?
Le chef-d'oeuvre de Georges Orwell, "1984", est selon moi, pessimiste : tout se termine mal. Mon roman, par contre, est entièrement dédié à l'optimisme, à la victoire du réalisme et de la non-violence, et à celle de l'indéterminisme sur l'historicisme.
Compte tenu des circonstances qu'il imagine, "HOAG. Un témoignage du futur" est aussi un plaidoyer pour le sentiment de responsabilité citoyenne, et aussi, le cas échéant, pour l'héroïsme citoyen. Parce que ni les mots, ni aucune théorie imaginés par l'être humain ne le sauveront jamais de sa condition, et en agissant pour lui de manière autonome, sans l'action réelle des individus. Parce que : "seul l'individu pense, seul l'individu raisonne, seul l'individu agit" (Ludwig Von Mises).
Si nous voulons que nos conditions de vie changent et s'améliorent, alors, c'est à nous, les citoyens, les gens ordinaires, de prendre les choses en main et de créer notre propre destin. Ne comptons ni sur les Dieux, ni sur les augures, les prophéties, ou n'importe quelle autre théorie, ou heureux présage. Ne comptons que sur nous-mêmes. Et, comme l'écrivit Karl Popper, assumons toujours, le fardeau de la liberté et de la raison, en refusant toute forme de paternalisme, aussi "bienveillante" qu'elle puisse nous paraître...
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L'époque contemporaine est devenue une sorte d'hallucination imposée aux gens ordinaires, hallucination cauchemardesque fabriquée et sans cesse réifiée dans les mensonges les plus vils, dans la désinformation la plus opiniâtre ; et ce cynisme, cette absence totale de scrupule à faire fi de la raison, de la morale, de la vérité, et des traditions.
« Ce qui est perdu, c’est la continuité du passé, telle que les générations successives semblaient se la transmettre, et qui secrétait, au fur et à mesure, sa cohésion interne » (Hannah Arendt)
De nouveaux apôtres et prophètes historicistes ont ressurgit comme de la mauvaise herbe, et il y a donc bien cette "bête de l'événement" dont nous parlait un haut responsable politique français (...), mais elle fut créée de toutes pièces pour terroriser et contraindre les consciences dans le lit du déclin de la morale et des valeurs, un lit où le "Prince" demande au peuple de se coucher en silence pour lui conter un cauchemar dont il ne sortirait qu'hébété ou tristement convaincu par le mythe du destin.
« Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres » (Antonio Gramsci).
« HOAG un témoignage du futur », imagine et met en scène les conséquences les plus extrêmes, les plus cruelles et cauchemardesques qui attendent l'humanité si elle ne se réveille pas à temps, si l'individu ne reprend pas courage, et ne tente si nécessaire, de refonder la citoyenneté par lui-même !
Lorsque la citoyenneté s'endort, elle ne se rend pas compte qu'elle fait son lit à côté de sa tombe, laquelle a été patiemment creusée par le "Prince", et souvent avec l'assentiment aveugle, affadi ou irresponsable des citoyens qui ont abandonné leur intérêt pour la chose publique, ou, dans les pires cas (comme celui du nazisme), ont donné carte blanche à un Chef hégélien, en n'osant plus mettre en doute, ni sa probité morale, ni l'opportunité de son action politique et ses conséquences... Ayant attendu que la citoyenneté sommeille enfin dans les rêves des lendemains qui chantent qu'on lui a promis, ou de je ne sais quel "Paradis sur terre", il ne reste plus aux tyrans qu'à la précipiter d'un coup de botte dans sa sépulture, avec la démocratie, l'état de droit, et la liberté.
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Ce roman est une dystopie post apocalyptique. Le "témoin du futur" n'est autre qu'un rêveur qui a fait un cauchemar sur le destin de l'Humanité puis qui raconte le contenu de son mauvais rêve, avec tout ce que les mauvais rêves contiennent d'ordinaire : les invraisemblances, les horreurs, les incongruités, le surréalisme, les déformations et un ancrage sur un réel, passé ou présent. C'est la raison pour laquelle le récit s'inspire de faits de société contemporains. Mais sa cohérence tient toute entière dans l'histoire de cette métropole du futur, Hoag, (le nom d'une galaxie atypique), contrôlée par une oligarchie aux motivations machiavéliques et aux projets totalitaires donnant lieu à des systèmes de gouvernement tyranniques, lesquels dans leurs principes et leurs mécanismes, sont censés être les plus cruels, coercitifs et sophistiqués que l'Humanité ait connus.
Du point de vue d'un contexte socio-politique, ce roman a donc tenté d'imaginer le pire scénario du futur, avec les décideurs les plus sociopathes et délirants qui se puisse concevoir, mais, malgré tout dotés d'une intelligence très élevée pour anticiper les changements et organiser la tyrannie, notamment sur la base d'une application démesurée, voire outrancière de certaines idées de Hegel. Car, même la tyrannie la plus jusqu'au-boutiste ne peut fonctionner sans une philosophie du pouvoir puis des rapports avec ceux qu'elle se donne pour objectif d'asservir, et d'anéantir. Nous avons donc tenu à rendre plus explicite le mode opératoire des idées philosophiques qui peuvent être à l'origine des motivations tyranniques du niveau de celles dont les conséquences sont décrites dans le roman.
L'un de nos objectifs fut donc aussi de fournir un effort intellectuel contre le totalitarisme, c'est-à-dire une tentative d'information, (ou de contribution à ce travail d'information déjà réalisé par bien d'autres intellectuels avant nous), sur les idées philosophiques qui ont toujours rendu possible son émergence et sa mise en oeuvre. Mais, nous tentons de démontrer que quel que soit le niveau coercitif d'un régime totalitaire et la détermination plus ou moins délirante et perverse des tyrans, ces derniers se heurtent inévitablement à ce qu'il est impossible d'abroger pour toujours : l'indéterminisme lié au facteur humain, aux choses matérielles et à la nature, et donc aussi au faillibilisme.
Finalement, et malgré toute l'ultraviolence qu'il peut contenir, ce roman est une charge des plus radicales contre l'idéologie déterministe, la violence d'état, l'irresponsabilité morale et le mépris des gens ordinaires. Par voie de conséquence, il constitue également un plaidoyer pour la citoyenneté et la responsabilité individuelle, la liberté et la non-violence, l'indéterminisme et l'optimisme, et ne cherche nullement à faire une apologie plus ou moins implicite de la violence par les diverses situations qui y sont décrites ou les motivations exprimées par certains personnages, mais au contraire à en susciter un rejet unanime.
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J'espère contribuer à une nouvelle prise de conscience des mécanismes intellectuels, socio-psychologiques et moraux qui peuvent être à l'origine de l'émergence du totalitarisme. Je l'ai jugée nécessaire et même urgente étant donné certaines évolutions contemporaines négatives de la citoyenneté que j'ai donc estimée être en danger s'il elle n'opérait ce travail de lucidité sur sa situation actuelle, pour progresser, évoluer, et retrouver la motivation à user de pouvoirs de décision qu'elle me semble avoir perdus.
Il s'agit donc de participer au projet de rendre des plus significatifs ce problème selon lequel la citoyenneté doit faire un saut qualitatif et quantitatif à mon avis sans précédent dans l'Histoire, au niveau de ses connaissances puis de ses compétences, dans divers domaines tels que l'épistémologie, la logique, les sciences, la philosophie politique, pour ne citer qu'eux.
Pour y parvenir, je demeure donc convaincu que tout citoyen ordinaire devrait être en premier lieu informé et formé aux règles minimales de l'épistémologie fondée sur la logique, à la méthode scientifique et en philosophie politique. Mais aussi dans des domaines philosophiques plus spécifiques qui touchent à la morale.
En effet, je crois que tout citoyen devrait être beaucoup plus vigilant et participatif en ce qui concerne l'évolution des connaissances scientifiques et leur mise en oeuvre dans les sociétés, d'une part, et, d'autre part, connaître les fondements de la morale et de la politique afin de conserver également une vigilance critique bien plus assidue et d'un niveau élevé au sujet de toutes les décisions et actions des gouvernants et autres décideurs auxquelles il peut avoir accès, décisions qui peuvent aussi se fonder sur l'évolution des connaissances scientifiques.
En somme, c'est le niveau d'intérêt, de responsabilité et de capacité d'évaluation de tout citoyen par rapport à la chose publique et scientifique qui, selon moi, doit franchir un niveau à la fois inédit et décisif.
L'aspect quantitatif d'une telle "révolution" concernerait bien entendu le nombre de citoyens qui devraient se sentir concernés et que les institutions, notamment éducatives, devraient chercher à toucher et à intéresser, pour faire en sorte que l'accès à certaines compétences puis à leur maîtrise ne soit plus réservé à une élite intellectuelle, voire, plus largement, à une élite sociale ; au contraire, toutes les classes sociales devraient être touchées.
La société devrait changer grâce à des projets politiques mis en oeuvre par l'utilisation de ce que Karl Popper appelait dans "La société ouverte et ses ennemis", la "socio technique fragmentaire", c'est-à-dire, des changements limités, au coup par coup et, quand c'est possible, contrôlés par la méthode scientifique. Mais ces changements seraient accompagnés et même soutenus comme jamais ils ne l'ont été auparavant par une participation citoyenne permise par un niveau de connaissance et de compétence, lui aussi inédit.
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Voilà donc ma conception de "l'homme augmenté", laquelle n'a plus grand chose à voir avec les délires mégalomaniaques du "transhumanisme", puisqu'il s'agit plutôt d'un "citoyen augmenté" auquel nous songeons.
Ainsi, l'homme "n'augmentera" (...) que lorsque la violence et la peur diminueront, et nous sommes en droit, nous ne devons même pas cesser de rêver de les voir disparaître, éradiquées pour toujours.
En somme, ce roman est une oeuvre dédiée à la citoyenneté.
Il est destiné aux adultes et aux étudiants.
(Patrice Van den Reysen. Tous droits réservés).
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Psychanalystes, dehors ! Et, pour vivre heureux, vivons cachés.
Les années 2020 seront celles de l'avènement d'une nouvelle forme de totalitarisme : le totalitarisme sophistiqué dont l'un des traits les plus marquants est cette lutte, cette haine tout à fait scandaleuse et révoltante contre la liberté d'expression, via un combat acharné contre ce qui est nommé le "conspirationnisme" ou le "complotisme".
Les années 2020 seront sans doute identifiées dans l'Histoire comme une "période charnière" entre la fin d'un "ancien monde" et la naissance d'un "nouveau" dont les prémices se révèlent de plus en plus menaçants pour les libertés individuelles.
Nous estimons qu'il est pertinent, plus que jamais, de citer Antonio Gramsci :
"Le vieux monde se meurt, le nouveau est lent à apparaître. Et c'est dans ce clair-obscur que surgissent les monstres".
Mais citons Karl Popper : "L'optimisme est toujours de rigueur".
Et nous-mêmes : "Restons citoyens, restons vigilants, mais, renonçons à la violence et à l'intolérance. Travaillons à sauvegarder la citoyenneté, à en améliorer le contenu et les pouvoirs, les libertés autant que les responsabilités".