...et les scientifiques l'appliquent-ils ?
Voilà une question qui nous paraît toujours essentielle, étant données les multiples incompréhensions et autres mauvaises lectures de ce que proposa Karl Popper, en 1934, dans sa "Logique de la découverte scientifique".
Popper démontre dans cet oeuvre, qu'il est logiquement impossible qu'une science progresse sans le recours à la réfutation de ses hypothèses, voire de ses grandes théories les mieux corroborées par de longues traditions de tests. Combien de fois avons-nous lu que le célèbre critère de réfutabilité était, soi-disant inapplicable, qui plus est pour des raisons "méthodologiques" (!) et combien de fois a-t-on pu lire que les scientifiques l'ignoraient ou ne l'appliquaient tout simplement pas. Le plus souvent ce fut de la part de la gent psychanalytique, pour laquelle ce critère est une menace constante depuis l'apparition de la psychanalyse. Que ce soit une menace connue par les défenseurs de la doctrine, une menace édulcorée, détournée de son sens, ou tout simplement ignorée.
Or, avec ce qui vient dernièrement de se produire dans le monde de la physique, cette fois pour la théorie de la relativité restreinte d'Albert Einstein, il est évident que l'activité scientifique ne peut absolument pas se passer d'un tel critère.
Aucune science ou aucun corpus théorique, quel qu'il soit, qui prétende à la scientificité, autrement dit à la valeur démontrée et démontrable par d'autres personnes de l'objectivité de ses pouvoirs de description, d'explication et de prédiction, ne peut éviter de fournir des preuves. On ne peut "prouver" que si l'on teste, et "tester", cela commence, et ce ne peut être autre chose que d'imaginer des "situations limites" dans lesquelles ce qui est "testé" doit répondre à des questions, à des "demandes".
On "demande" donc : "jusqu'à quel point cette théorie peut décrire, expliquer, ou prédire, ce que justement elle a toujours supposé être capable de décrire, expliquer, ou prédire...?" Par conséquent, on ne "demande rien" à une théorie, si on lui propose de nous montrer ce qui lui est déjà rendu intrinsèquement possible dans ce qu'elle englobe comme univers de faits, grâce à sa façon d'énoncer, avant tout test, comment est constitué cet univers, à partir de conditions initiales également décrites par la théorie. Ce genre de "demande", correspond toujours à la procédure de confirmation d'une théorie, et jamais à une procédure de corroboration, qui doit donc être nettement distinguée.
Par exemple, la théorie : "tous les atomes de l'univers sont constitués par des éléments "1", "2", et "3", ne prouvera pas le pouvoir de sa valeur descriptive, explicative ou prédictive, si l'on se borne à ne chercher que des éléments "1", "2" ou "3", ou si on formule cette demande dans des conditions initiales déjà expérimentées. Parce que tous ces éléments sont déjà connus, grâce à des tests antérieurs et validés par une communauté scientifique, et dans des conditions initiales, des situations dont le caractère "limite" pour la théorie, ou "dangereux" pour elle, ont déjà été surmontées par cette théorie.
Donc, si l'on veut à nouveau obtenir des preuves de ce contenu empirique déjà corroboré par la théorie, la solution consiste à imaginer d'autres situations limites, encore inconnues, non essayées ; d'autres "conditions initiales" inédites (et rendues sans doute possibles dans leur construction, grâce à de nouvelles technologies, ou de nouveaux outils rationnels, comme de nouvelles théories mathématiques), dans lesquelles la théorie devrait à nouveau nous montrer ces éléments "1", "2" ou "3".
Par rapport à cette appréciation de l'épistémologie de la recherche scientifique, la psychanalyse, du fait de ses engagements ontologiques trop déterministes, possède a priori toutes les potentialités pour anticiper toutes formes de nouvelles conditions initiales. Il n'y a donc jamais le moindre "espace théorique" pour imaginer une situation humaine qui serait suffisamment inédite pour cette doctrine, afin de permettre d'éprouver ce qu'elle peut déjà nous dire. En somme, tout le futur de nos pensées, de nos rêves, de nos fantasmes, de nos créations, etc., est toujours potentiellement..."déjà dit", par la psychanalyse!
Mais il y a, bien entendu, une autre exigence pour toute vraie science : c'est d'accroître le contenu empirique de ses théories, bref, "d'en savoir plus", non seulement sur les conditions initiales par lesquelles peut être testé le contenu déjà corroboré pour le mettre encore à l'épreuve, mais aussi et surtout, sur un monde de faits encore inédit. Par exemple : "Est-il possible que tous les atomes de l'univers ne soient pas seulement constitués de "1", "2" et de "3" ?" ; "Quelles pourraient être les conditions initiales qu'il faudrait mettre en place pour que l'hypothèse de l'existence d'un "4" soit confirmée, ce qui permettrait de réfuter le contenu déjà corroboré de la théorie, (donc le monde du "connu"), d'en montrer son caractère incomplet, et par conséquent d'augmenter le savoir scientifique en pouvant dire que : "tous les atomes sont constitués de "1", "2", "3" et "4"."
Là encore, la psychanalyse ne peut pas ne pas échouer à nous démontrer qu'elle peut aussi être en situation d'accumuler les connaissances par l'intermédiaire de tests indépendants qui permettraient de manipuler de nouvelles conditions initiales en imaginant l'existence de nouveaux faits, puisque, comme nous l'avons déjà dit plus haut, son postulat trop déterministe (absolu) et surtout prima faciae sur le monde des faits qu'elle s'était mise en charger d'étudier, lui permet d'englober, avant tout test possible, (donc "prima faciae", ou a priori), tous les possibles sur le monde des "faits psychiques inconscients ou conscients" du genre humain.
En conclusion, la psychanalyse ne peut qu'être toujours confirmée par les faits, ou démontrée sans aucun fondement, puisqu'il n'y a véritablement aucun vrai test scientifique qui soit constructible étant également donnée que la conséquence de l'affirmation d'un tel déterminisme implique, que le veuillent ou non les psychanalystes, la possibilité a priori de définir n'importe quel degré de précision dans les mesures possibles à partir desquelles l'on pourrait calculer ...n'importe quel degré de précision dans les conditions initiales d'un test.
Comme aucun vrai test n'est possible, nous ne disposons donc de rien pour nous fonder à croire, soit en la proximité à la Vérité de cette doctrine, soit en sa fausseté. Nous ne disposons donc d'aucune information réelle pour cerner le contenu de ce que peut toujours dire la psychanalyse, à l'aide de limites empiriques qui soient testables.
Elle peut donc toujours tout dire, sur tout ce qu'elle veut, et sur tout ce qui concerne l'homme. On est donc obligé d'en conclure que la psychanalyse, en tant que science, donc, en tant que corpus théorique possédant de réelles capacités descriptives, explicatives et prédictives, cela n'existe pas, (malgré tout le genie de Freud et de ses suiveurs pour nous en donner les apparences), et même, cela n'a jamais existé! Comme l'écrit fort justement Mikkel Borch-Jacobsen dans "Le dossier Freud. Enquête sur l'histoire de la psychanalyse", je cite : "la psychanalyse, est une théorie zéro".
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Dans un autre billet nous avions relaté comment la théorie de la relativité générale avait déjà été récemment réfutée par l'infirmation d'une de ses hypothèses auxiliaires qui, pendant très longtemps, l'avait protégée de toutes les tentatives de mises à l'épreuve. (La théorie avait été testée et avait passé avec succès tous les tests).
Aujourd'hui, c'est au tour de la relativité restreinte d'être réfutée par les faits. Cette théorie interdisait que des particules puissent se déplacer plus vite que la lumière. Or des chercheurs français semblent avoir confirmé "l'hypothèse falsifiante" selon laquelle il existe, selon certaines conditions initiales d'expérimentations, des particules qui se déplacent plus vite que la lumière. (Des neutrinos "superluminiques").C'est donc toute la théorie d'Einstein qui est réfutée (ou "falsifiée") par l'expérience. Seulement pour que cette réfutation soit méthodologiquement acceptée par la communauté scientifique, il faut reproduire les tests effectués par les français, dans les mêmes conditions initiales.
Voir l'article du Figaro, ici.
Encore des informations, ici.
Question : quelle est la "super théorie" qui, depuis plus d'un siècle, a pu résister à toutes les contradictions possibles parce son postulat déterministe permettait par avance de les absorber, parce Freud ne cessait de transformer les faits les plus contradictoires en confirmations de la théorie, ou soi-disant "preuves", etc. ? C'est toujours la psychanalyse!
Entend-t-on des partisans d'Einstein hurler à l'antisémitisme masqué, traiter leurs nouveaux contradicteurs de "révisionnistes", de "fascistes", de "névrosés", etc. ? Est-ce que cette nouvelle provoque une vague d'indignation contre leurs auteurs ? Non, bien au contraire, c'est une source nouvelle de savoir, des possibilités heuristiques nouvelles qui s'ouvrent, et sans doute faramineuses.
Extrait d'une émission radio, ici.
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"Le vrai voyage, n'est pas de découvrir de nouveaux paysages, mais de voir le monde avec de nouveaux yeux." (Marcel Proust).
La psychanalyse de Freud a prétendu nous montrer le monde de notre psychisme avec de "nouveaux yeux", mais ce n'était qu'illusion, mensonge et fabrication anti-scientifique. Tout d'abord Freud ne fut pas le "découvreur" de l'inconscient, comme en atteste l'immense travail réalisé par Henri Ellenberger dans son livre "Histoire de la découverte de l'inconscient". La mode déterministe dans le domaine scientifique à l'époque de Freud, aura certainement beaucoup influencé Freud à définir les engagements ontologiques de sa théorie, mais Freud, voulant se montrer tellement original et "génial" par rapport aux théories psychologiques de son temps, et voulant, à l'image d'un Newton ou d'un Galilée, apporter une "rupture" scientifique radicale, est allé beaucoup trop loin dans le choix du déterminisme : il a choisi, comme nous l'avons dit à de multiples reprises sur ce blog, un déterminisme prima faciae, absolu, et excluant tout hasard et tout non-sens, c'est-à-dire une forme de déterminisme plus laplacienne encore que celle de Laplace lui-même, et qui la plaçait comme la pire des conceptions métaphysiques : une métaphysique qui ne pourrait jamais être transformée en énoncés réellement testables pour la psychanalyse, sans que cette dernière ne soit éliminée dans sa pratique thérapeutique par cette transformation, puisqu'elle revendique et a toujours revendiqué le fait, et d'opérer dans le "tout psychique", et celui de travailler sur l'interprétation d'associations libres des patients, travail d'investigation et d'interprétation du psychisme qui, comme le souligne aussi Jacques Bouveresse, n'est possible que si l'on admet les engagements ontologiques déterministes délirants de Sigmund Freud!
Par conséquent, c'est avec de "nouveaux yeux" totalement subjectifs, trop métaphysiques et même délirants que Freud a voulu nous "montrer son nouveau monde de notre psychisme", sans se rendre compte, que dès le départ, ses propres croyances déterministes les rendaient totalement aveugles.
Mais Freud ne s'est pas découragé, loin s'en faut! A défaut de pouvoir fonder une science authentique, il a donc utilisé de la poudre aux yeux pseudo-scientifique, pour nous aveugler, nous aussi, sur son imposture, ses guérisons de papiers, et tous ses mensonges. Cette "poudre aux yeux pseudo-scientifique", est largement constituée, comme le démontrent des critiques sérieux, tels Ellenberger, Sulloway, Bénesteau, Van Rillaer, Crews, Cioffi, Esterson, Debray-Ritzen, Eysenck, pour ne citer qu'eux (...) par la construction de légendes protectrices de la réputation usurpée de l'immaculé "découvreur" de la psychanalyse, légendes à leur tour protégées par la désinformation, d'autres mensonges, des procédures de diffamation, d'infantilsation, de pathologisation des critiques. Bref, si vous n'êtes pas d'accord avec Freud et sa science privée, ils ont le choix :
a. Vous êtes un "névrosé résistant" qui s'ignore, qui "n'a rien compris", et qui ne mérite pas d'être écouté sur le front de ses arguments rationnels ; arguments qui n'en sont pas, puisque l'individu serait névrosé, et qui, par conséquent, doit aller en analyse se faire soigner...
b. Vous êtes très probablement un antisémite ou un négationniste, (voire sûrement, selon eux), puisque Freud était juif, et pourquoi pas, un nazi, puisque les nazi traitaient la psychanalyse de "science juive".
c. Vous êtes encore un enfant, un petit garçon qui refuse les quatres vérités de "papa Freud" ou de mamie Klein, voire de tata Dolto (attention, si vous êtes contre elles, vous allez être taxé de mysoginie), et vous n'avez pas encore "tué le père", donc vous avez un problème inconscient qui relève de l'analyse. Question : et eux, les psychanalystes, ils ont tué leur "papa Freud" ?
Mais voici la réponse cinglante qu'adressa un jour Carl Gustav Jung à "papa Freud", exédé qu'il était par ses "méthodes" rhétoriques :
"J'aimerais vous rendre attentif au fait que votre technique de traiter vos élèves comme vos patients est une fausse manoeuvre. Vous produisez par là des fils-esclaves ou des gaillards insolents (Adler, Stekel, et toute la bande insolente qui s'étale à Vienne). Je suis assez objectif pour percer votre truc à jour. Vous montrez du doigt autour de vous tous les actes symptomatiques, par là vous rabaissez tout l'entourage au niveau du fils ou de la fille, qui avouent en rougissant l'existence de penchants fautifs. Entretemps vous restez toujours bien tout en haut comme le père (...) Voyez-vous, mon cher Professeur, aussi longtemps que vous opérez avec ce truc, mes actes symptomatiques ne m'importent pas du tout, car ils ne signifient absolument rien à côté de la poutre considérable qu'il y a dans l'oeil de mon frère Freud." (Jung).
S. Freud, in "Les illusions de la psychanalyse." Jacques Van Rillaer. Chapitre : "l'argument des résistances."
À cause de cette forme de déterminisme bien spécifique à la théorie de Freud, elle est irréfutable (infalsifiable) par l'expérience, et ne peut donc, logiquement, que trouver partout des confirmations de ce qu'elle recherche, confirmations qui peuvent toujours être lues qu'à la lumière de ce qu'elle énonce a priori sur le fonctionnement de notre psychisme. Ainsi, il n'y a aucun "paysage" humain passé, présent, ou futur, qui ne puisse ou ne pourra être observé, interprété par le truchement de la théorie freudienne. Tout est toujours confirmable (attention de ne pas confondre confirmation et corroboration : il y a corroboration, uniquement lorsqu'une théorie subit avec succès une série de tests intersubjectifs dont la logique propre vise toujours à tenter de réfuter la théorie testée, c'est-à-dire de la mettre en échec).
Supposons que des "fait inédits de comportements" humains apparaissent dans notre société (ou n'importe quelle autre), comme par exemple, un nouveau style musical, une nouvelle mode vestimentaire, etc. et bien, la théorie de Freud, dotée de son déterminisme prima faciae et absolu, possède déjà, en elle-même, toutes les potentialités à décrire, prétendre expliquer, ou interpréter toute forme de "nouveauté", y compris celles qui peuvent apparemment, entrer en contradiction avec la théorie. Si ce qui peut être identifié par la théorie comme étant un "fait psychique" (quelconque) est contradictoire avec elle, l'autre stratagème d'immunisation de la théorie consiste à avoir écrit que "l'inconscient, cela n'a pas de logique" et d'utiliser cette affirmation dogmatique et jamais prouvée de manière expérimentale pour nier toute contradiction par les faits en intégrant ce type de faits sous l'interprétation par la théorie. Si Sigmund Freud a décidé que "l'inconscient cela n'a pas de logique", alors il a aussi pu décider que seul le sens que certains "faits psychiques" peuvent prendre pour l'individu peut avoir valeur de "preuve" de son inconscient.
Mais, le "sens", comment fait-il son apparition au cours d'une analyse ? Toujours en contact avec le prétendu "expérimentateur" qu'est l'analyste, lequel, en contact direct avec son "objet de recherche" qu'est l'inconscient de son patient, ne peut faire autrement que d'utiliser la suggestion et la manipulation mentale, pour faire accepter à son patient, un "sens" qui soit toujours conforme à ce qu'énonce de prime abord, la théorie de l'inconscient. Si, en plus de cela, on ajoute le problème du contrôle que doit avoir l'analyste de son propre inconscient, et de ses "manifestations" au cours de son action thérapeutique sur le patient, qui peut se porter garant du contrôle de quelle variable indépendante et autres conditions initiales "d'expérimentation" pendant une analyse, pour que la "situation du divan", soit, comme l'affirme Daniel Widlöcher (ex Président de l'I.P.A. : International Psychoanalytic Association) un cadre de recherche épistémiquement valide qui permette vraiment à la psychanalyse de corroborer ses théories ? Réponse : personne.
Il n'y a donc pas, et il n'y aura jamais, logiquement, de "nouveaux paysages humains" qui puissent contredire la théorie de Freud en en démontrant son caractère incomplet, insuffisant, comme cela vient d'être le cas pour la théorie de la relativité restreinte d'Albert Einstein.
En réfutant la théorie de Newton, Einstein a démontré que cette théorie devenait un "cas limite" de la sienne nouvellement corroborée à son époque par les tests les plus sévères que la technologie permettait alors de construire et de reproduire. Désormais, la théorie d'Einstein deviendra sans doute un "cas limite" d'une théorie plus englobante encore, donc plus riche en contenu, et par conséquent encore plus réfutable que celle d'Einstein! Les récents tests effectués par les chercheurs français, ont réfuté la théorie d'Einstein, en montrant qu'elle pouvait être "fausse" parce que plus faible, moins précise, donc moins complète (...) pour expliquer certaines choses. La nouvelle théorie admet aussi des particules qui vont plus vite que la vitesse de la lumière. (En réalité, ces derniers tests sur les neutrinos supraluminiques sont un échec. Mais, en science, tout n'est que "partie remise", et il ne faut jamais désespérer qu'une grande théorie puisse enfin être réfutée).
P.S. : la différence fondamentale en Einstein et Freud ? Einstein recherchait toujours activement des possibilités de réfuter ses propres théories, et de la manière la plus sévère qui soit. Parce qu'il avait compris (comme tous les vrais scientifiques), que le rationalisme critique, est la seule voie méthodologique qui puisse permettre le progrès de la connaissance scientifique. Freud, lui s'est isolé, s'est vanté de cet isolement, et, dès les débuts, à même justifié d'exclure tous les témoins indépendants pendant qu'il faisait une analyse avec un patient. (Voir dans les premières pages de "Introduction à la psychanalyse", c'est édifiant). En s'isolant, Freud pouvait mentir, fabriquer, "performer" tout ce qu'il voulait, et c'est exactement ce qu'il a fait durant toute sa carrière, avec tous les cas qu'il a traités, comme le démontrent les critiques externes de la psychanalyse et du Freudisme.
(Patrice Van den Reysen. Tous droits réservés).
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Psychanalystes, dehors ! Et, pour vivre heureux, vivons cachés.
Les années 2020 seront celles de l'avènement d'une nouvelle forme de totalitarisme : le totalitarisme sophistiqué dont l'un des traits les plus marquants est cette lutte, cette haine tout à fait scandaleuse et révoltante contre la liberté d'expression, via un combat acharné contre ce qui est nommé le "conspirationnisme" ou le "complotisme".
Les années 2020 seront sans doute identifiées dans l'Histoire comme une "période charnière" entre la fin d'un "ancien monde" et la naissance d'un "nouveau" dont les prémices se révèlent de plus en plus menaçants pour les libertés individuelles.
Nous estimons qu'il est pertinent, plus que jamais, de citer Antonio Gramsci :
"Le vieux monde se meurt, le nouveau est lent à apparaître. Et c'est dans ce clair-obscur que surgissent les monstres".
Mais citons Karl Popper : "L'optimisme est toujours de rigueur".
Et nous-mêmes : "Restons citoyens, restons vigilants, mais, renonçons à la violence et à l'intolérance. Travaillons à sauvegarder la citoyenneté, à en améliorer le contenu et les pouvoirs, les libertés autant que les responsabilités".