vendredi 5 décembre 2014

Georges POLITZER. Sur la méthode freudienne.









Un extrait, mais qui ne donne qu'un bien mince aperçu de l'analyse de Politzer. Toutefois, il nous intéresse pour situer brièvement un antagonisme important : celui qui existe entre la psychologie classique et la psychanalyse, et pour mettre en exergue, en quelques mots, un "incontournable" freudien, très significatif : la pensée inductive.

« (…) Freud est amené à faire un certain nombre de découvertes d’autant plus étonnantes qu’elles sont restées inaccessibles à la psychologie classique : ces découvertes réclament impérieusement une explication. On s’attendait alors à trouver chez Freud des explications adaptées à cette psychologie concrète dont il aura été le fondateur ; à retrouver, en somme, dans les explications, l’attitude  concrète qui a présidé aux découvertes. Cette attente, d’ailleurs, est d’autant plus légitime qu’on ne voit  pas comment les notions de la psychologie abstraite pourraient convenir à des faits dont la découverte seule suppose déjà la négation de l’esprit dans lequel ces notions ont été élaborées.
Or, les spéculations psychanalytiques déçoivent cette attente. En effet, tout se passe comme si Freud voulait, par ses explications, refaire en sens inverse le chemin que l’inspiration concrète de la psychanalyse lui a fait parcourir, et il veut, en quelque sorte, se faire pardonner ses découvertes concrètes en en donnant une explication dans le goût de la psychologie classique. L’antagonisme fondamental entre les deux formes de psychologie se retrouve alors au sein de la psychanalyse elle-même, qui apparaît ainsi comme déchirée entre la psychologie ancienne et la psychologie nouvelle. »

(…)

« (…) Or, si la manière dont Freud va articuler sa pensée est dictée par des nécessités « inductives », ces dernières ne peuvent toujours donner que le motif, mais n’expliquent pas la forme précise des notions que Freud fait intervenir, ces notions s’expliquent au contraire par la conception que Freud fait des rapports du contenu manifeste et du contenu latent [dans le rêve] et de la forme d’existence psychologique qui convient à ce dernier : ce sont ces idées qui vont constituer à partir de maintenant la clef de voûte de la Traumdeutung. »




 

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Psychanalystes, dehors ! Et, pour vivre heureux, vivons cachés.

Les années 2020 seront celles de l'avènement d'une nouvelle forme de totalitarisme : le totalitarisme sophistiqué dont l'un des traits les plus marquants est cette lutte, cette haine tout à fait scandaleuse et révoltante contre la liberté d'expression, via un combat acharné contre ce qui est nommé le "conspirationnisme" ou le "complotisme".

Les années 2020 seront sans doute identifiées dans l'Histoire comme une "période charnière" entre la fin d'un "ancien monde" et la naissance d'un "nouveau" dont les prémices se révèlent de plus en plus menaçants pour les libertés individuelles.

Nous estimons qu'il est pertinent, plus que jamais, de citer Antonio Gramsci :

"Le vieux monde se meurt, le nouveau est lent à apparaître. Et c'est dans ce clair-obscur que surgissent les monstres".

Mais citons Karl Popper : "L'optimisme est toujours de rigueur".

Et nous-mêmes : "Restons citoyens, restons vigilants, mais, renonçons à la violence et à l'intolérance. Travaillons à sauvegarder la citoyenneté, à en améliorer le contenu et les pouvoirs, les libertés autant que les responsabilités".

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